Lise Forment

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Février 2018

 

Comme une main passée dans les cheveux

 

De longues semaines ont passé depuis la dernière lettre, de nombreux textes ont été publiés qu’il serait bien vain de vouloir assembler coûte que coûte.

De longues semaines ont passé. Mais dans le « flux » et les « errances » de nos vies, dans les « hasards » parfois malheureux, quand les astres semblent si mal s’aligner que même l’équilibre des ballerines ne parvient pas à nous apaiser, il est bon de prendre le temps d’une « hésitation ». Il est doux de sauter du fier coq (ou cheval) à l’âne de Buridan, du « dromadaire » au chameau, au lama ou à l’alpaga, et de se laisser porter par les bonheurs de lecture d’un aléatoire Abécédaire.

L’« écriture », ce « mot beaucoup trop grand pour moi », pour nous, cette « émotion, réservée, tendue, modeste, mais sans humilité », tient toujours, comme la littérature, du souvenir d’enfance. Petite mythologie bourgeoise ? Plaisir désuet, jubilation nostalgique, jeu maniéré ? Peut-être. Mais à lire la ressource qu’y trouve Louise Michel, « cette précieuse, cette royale richesse » nous rassérène, nous illumine. Lire et écrire en « littéraire » n’est pas tout à fait un jeu, même si les diableries, la beauté de la duplicité, l’incertitude et la disponibilité des sens y ont aussi, évidemment, leur part.

Se souvenir que la littérature est une affaire sérieuse, le faire sans esprit de sérieux, c’est peut-être l’un des mots de ralliement possibles pour Transitions et ses membres, qui vont jusqu’à Taïwan pour parler civilité, qui n’oublient pas de soutenir leur thèse de doctorat, mais qui s’amusent aussi à « Barbara Kadabra ».

Merci à Benoît Autiquet, Éva Avian, Carlo Brio, Noémie Bys, Gilbert Cabasso, Sylvie Cadinot-Romerio, François Cornilliat, Florence Dumora, Mathilde Faugère, Natacha Israël, David Kajman, Augustin Leroy, Hélène Merlin-Kajman, Pierre-Élie Pichot, Michèle Rosellini, Brice Tabeling et Boris Verberk pour les définitions, saynètes, exergues et chapitres de notre roman-feuilleton livrés ces derniers mois. De novembre à février, la transition s’est faite. C’était comme une main passée dans les cheveux.

  

Bonne lecture !

 

 

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